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Orvieto : nécropole de la Cannicella (1)

Orvieto : nécropole de la Cannicella (1)

Les blocs de pierre du sanctuaire de la Cannicella.

Les blocs de pierre du sanctuaire de la Cannicella.

Les nécropoles étrusques d'Orvieto entourent la ville aux pieds du plateau et comme toujours, elles nous en apprennent beaucoup sur la vie des habitants de VELZNA.

Au nord, la nécropole de Crocifisso del Tufo, au sud, la nécropole de la Cannicella, et un peu plus loin, le long des pentes des collines qui font face à Orvieto, on trouve encore des sépulcres dans les localités de Settecamini et de Castel Rubello.

La nécropole de la Cannicella

Située sous la falaise sud de la ville, elle présente plusieurs terrasses avec des tombes à fosse et à chambre creusées dans le tuf le long de ruelles comme celles sans doute des habitations urbaines.  C'est la plus ancienne des deux principales nécropoles (VIIè s.av. J.C.).

Sur les architraves des portes, des inscriptions avec les noms des défunts et sur des cippes aussi en forme de phallus. Toutes les tombes ne sont pas visitables. mais deux surtout ont révélé un nombre impressionnant de vases en céramique locale et des pièces de vaisselle.

L'une, une tombe à fosse, est celle d'une femme de la période orientalisante (VIIè s. av.J.C.) et l'autre, une tombe à chambre, celle de trois hommes (deux inhumations et une crémation) plus récente (IVè s.av.j.C.).

Presque au centre de la nécropole, sur une terrasse, ont été découverts des vestiges de construction en gros blocs et quatre autels en pierre, des terres cuites votives, des bronzes, une vasque carrée, des bases de colonnes et surtout, en place sur son socle, une statue cultuelle féminine en marbre de 80 cm de haut appelée la "venere", la Vénus de Cannicella (qui serait une appellation inappropriée).

C'est une importation grecque insulaire (Paros ou Naxos) d'une divinité honorée dans ce sanctuaire extra muros.... Aphrodite/Vénus/ Turan ou Demeter/ Cérès/ Vei ou Mater Matuta ? Une déesse de la fertilité ?  Comme souvent, l'identification reste très incertaine...

Trouvée au XIXè siècle par Riccardo Mancini, elle daterait du VIè s. av. J.C.

Elle est nue, des cheveux bouclés retombent sur ses épaules, des colliers et boucles d'oreilles en or... Elle semble avoir subi plusieurs restaurations (sein droit, pieds, bras droit..). on peut la voir au Musée Faina.

 

 

 

 

Plusieurs têtes d'acrotère ou d'antéfixes du Musée Faina.

Plusieurs têtes d'acrotère ou d'antéfixes du Musée Faina.

Le site réserve d'autres richesses : trois tombes aujourd'hui bien endommagées mais dont les peintures ont été reconstituées.

A suivre.