Les héros troyens ont du succès depuis toujours en Etrurie et chez les aristocrates, les commanditaires locaux s'intéressent au répertoire homérique pendant tout le VIè siècle pour décorer les tombes, la céramique, les objets du quotidien...
Le même thème est traité ici sur cette amphore typiquement étrusque : Achille surgit de sa cachette (derrière la fontaine au lion gueule ouverte) pour attraper la chevelure du jeune Priam à cheval et le sacrifier...
La scène est violente et suscite néanmoins une danse dionysiaque frénétique de satires ithyphalliques et de ménades diaboliques : érotisme et excitation sont ici clairement célébrés....
Le même thème du guet-apens d'Achille traité sur une hydrie attique : Accroupi, lance et bouclier en mains, Achille se dissimule derrière une fontaine où une femme vient puiser de l'eau. Il s'apprête à assaillir le jeune Troïlos (fils de Priam) qui s'avance ingénument sur son cheval....
Plus de personnages et aucune végétation...
Les recherches entreprises sur l'art et la culture étrusques montrent clairement la réception précoce des épisodes homériques en Etrurie.
Nous avons déjà présenté le témoignage précis du cratère d'Aristonothos peint par un artiste argien installé à Cerveteri, mettant en scène l'aveuglement du cyclope Polyphème par Ulysse (Chant IX de l'Odyssée) dès le VIIè s. av. J.C.
https://arossf.over-blog.com/2023/02/cratere-d-aristonothos.html
La décoration du stamnos de MARCE ATIE récemment découvert à Norchia apporte un nouveau témoignage de cette influence persistante au IVè s. av. J.C. des thèmes homériques dans l'iconographie étrusque.
A SUIVRE : Exploitation du document en ligne( https://www.youtube.com/watch?v=UL7pZ9hLo5E présentant le stamnos lors de son exposition au musée de Tarquinia.)