Dans notre inventaire sélectionné précédemment, découvrons maintenant le portrait du défunt d'un couvercle d'urne en albâtre du Ier s. av. J.C. (époque hellénistique).
Vêtu d'une tunique sous un manteau, la tête voilée de ce jeune homme porte une couronne ornée de rosettes.
Il lui manque un bras mais l'autre, appuyé sur deux coussins à pompons tient à la main une pièce d'exception : un foie d'animal qui identifie clairement sa fonction d'haruspice consultant les viscères pour en tirer des auspices.
Le socle du coffre porte une inscription étrusque tracée en noir :
"au.lecu. ril. XXXV."
soit : Aule Lecu, fils de Laris, mort à l'âge de trente-cinq ans
C'est la seule représentation d'haruspice de la production d'urnes de l'époque des ateliers volterrans...
Il existe aussi deux urnes doubles dans cette collection...
Les visiteurs ne passent pas devant avec indifférence :
Un premier couple prêt pour le voyage aventureux vers l'Au-delà...
Ce sont sans doute encore des étrusques...mais déjà romanisés (?)
Les époux semblent rester fidèles l'un à l'autre face à l'inévitable...mais si le mari affiche une certaine sérénité, sa femme, attentive à son attitude laisse paraître une sourde inquiétude à travers la tension de ses traits.
Le second couple,victime de l'entropie universelle, subit toujours l'érosion ambiante et ne se manifeste que par l'émotion et la tendresse qui émanent du profil de leur double silhouette...
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Nous n'avons que bien peu d'informations à transmettre sur ces urnes malgré nos recherches...Elles ne manquent pourtant pas d'intérêt mais il est vrai qu'elles n'ont ni coffres, ni inscriptions, ni commentaires...Nous faut-il les abandonner à leur triste sort ?
A SUIVRE