En observant de plus près le travail patient des archéologues : ce relevé stratigraphique du site de St Blaise (près de Fos-sur- mer) par exemple, on se rapproche d'une réalité historique enfouie : des étrusques (mais aussi des grecs) ont vécu ici, en Provence; des milliers de tessons en sont témoins : tessons d'amphores, de canthares, de coupes-kylix, et de toutes variétés de vases utiles au quotidien... (Voir la couverture de la Revue Sites de M. Girard qui s'inscrit sur un fond de relevé stratigraphique).
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De quoi s'agit-il ?
Au cours de la fouille, des couches et des vestiges sont mis à jour.
Les vestiges sont des murs, leurs fondations, des sols, des fosses, des rigoles,des conduites d'eau et des égouts, des traces de constructions ou d'usures, d'empreintes de chars...
La forme d'un mur est un vestige mais son contenu, une fois fouillé, est une couche archéologique.
Puisqu'un vestige est une forme, il ne contient pas de matériel : ce dernier est recueilli dans les couches qui lui sont liées.
Les couches se distinguent l'une de l'autre par leur consistance, la couleur de la terre et leur composition (41 couches pour le secteur de Saint-Blaise ! )
Ne pas oublier la dimension temporelle ! C'est en effet la succession chronologique des couches et des vestiges qui constitue la stratigraphie :
Elémentaire mon cher Watson ! 😉
Exemple de "récolte"de fragments d'amphores pour la période archaïque suivant le commentaire de Bernard Bouloumié (1974-1978)
" Face aux 329 fragments d'amphores grecques, on trouve 1298 fragments d'amphores étrusques : chiffre assez impressionnant ! Les trois quarts des amphores importées sont étrusques et parviennent à Saint-Blaise très tôt, en même temps que le bucchero nero et la céramique gréco-orientale (fin VIIe-VIe s. av. J.C.). Il est malheureusement impossible de savoir combien de temps dure exactement ce commerce de vin étrusque mais des cargaisons parvenaient encore sur les côtes provençales et narbonnaises dans les années 540-530 av. J.C. et semblent durer jusqu'à la fin du VIe...
Ce commerce du vin ( VIIe- VIe) paraît bien lié à un trafic dont le point de départ est à situer sur la côte tyrrhénienne, dans les ports de Vulci, de Tarquinia ou de Populonia; mais en concurrence avec ce commerce lié à l'Etrurie, le Midi commence à être de bonne heure submergé par les amphores massaliètes..."
En complément :https://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_1979_num_37_2_1602